OTAN – Plus de 50 ans de coopération et de recherche
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OTAN – Plus de 50 ans de coopération et de recherche

December 21, 2019


Ce tunnel est capable de reproduire la vitesse
et les conditions d’altitude d’un avion de chasse. Il peut même atteindre 14 fois la
vitesse du son. Ici en Belgique, il est possible d’étudier ce qu’un véhicule spatial subit
sur terre et même dans l’espace. « Il y a un piston qui comprime l’écoulement.
Dans les conditions pour Mars on utilise le CO2. Pour simuler les rentrées terrestres
on utilise de l’air. La particularité de cette soufflerie est qu’elle est de très
courte durée. On parle d’une fraction de seconde en fait, on peut effectivement faire
des mesures de pression, de flux, des efforts et des moments sur des maquettes »
A l’institut von Karman à Bruxelles des chercheurs étudient certains phénomènes scientifiques
et leurs applications dans l’aéronautique et l’aérospatial. Ils réfléchissent par
exemple à la résistance d’une aile d’avion à la vitesse, à la chaleur. Ils proposent
des solutions. Leurs résultats sont exploités par les firmes qui peuvent alors améliorer
leurs technologies. « On sert les deux domaines aussi bien le
civil que le militaire. On appelle ça dual duel donc on étudie les modèles physiques
qui sont applicables aussi bien pour les militaires : les avions à haute vitesse, les rentrées
d’air mais aussi le civil : les transports, la rentrée, le spatial. » L’institut von Karman c’est donc une concentration
de matière grise qui marche à plein régime. Existant depuis 55 ans il est financé en
partie par les pays de l’OTAN. Les chercheurs travaillent à partir de résultats
obtenus par ordinateur mais surtout à partir de 50 installations qui leur permettent de
valider les tests. Une étape indispensable qui permet d’envoyer par exemple un engin
dans l’espace en toute sécurité. Cette installation ici s’appelle le plasmatron.
Elle est unique en son genre et peut émettre une chaleur jusqu’à 10 000 degrés celcius.
« C’est une installation de plasma qui permet de simuler les conditions de réentrée, les
conditions à très haute vitesse quand on approche une planète, quand on rentre dans
l’atmosphère d’une planète » « On rentre dans l’atmosphère à peu près
à 100 km d’altitude. On va commencer à plonger dans l’atmosphère et puis on va être ralenti
parce que la couche devient de plus en plus dense. Et quand on ralentit ça va chauffer.
On a une onde de choc devant et après l’onde de choc l’air devient très chaud. »
Et pour comprendre la réaction d’un matériau à cette chaleur, les chercheurs le placent
à l’intérieur de l’installation. Un peu plus loin, de jeunes chercheurs étudient
les effets du laser sur les écoulements. En effet, l’institut accueille chaque année
des étudiants venus des pays de l’OTAN qui viennent se former et participer à la recherche.
Sergio par exemple est italien. Il a 30 ans et il poursuit sa thèse d’ingénierie en
turbomachine à l’institut. Comme plus de 50 étudiants, il suit des cours dispensés
par l’établissement. Pour lui, cet environnement de travail est favorable son développement
professionnel. « Je pense que travailler ici est vraiment
gratifiant car vous avez la possibilité d’effectuer des recherches de haut niveau. En même temps,
vous avez la possibilité de travailler avec de jeunes chercheurs mais aussi avec des experts,
des professeurs qui supervisent vos recherches. J’ai le sentiment de pouvoir proposer mes
idées et pratiquer les tests qu i, je pense, pourront améliorer mes recherches. J’ai l’opportunité
d’accéder à un enseignement de haut niveau et de travailler en même temps dans un environnement
international avec des personnes de tous les pays de l’OTAN »
L’idée est donc de coopérer, de partager des idées et des connaissances qui permettront
de faire avancer la recherche dans le domaine de la dynamique des fluides.
C’est à dire tous les phénomènes liés aux forces du vent, de l’eau et qui peuvent
agir sur un élément. Des recherches qui représentent un véritable
investissement pour l’avenir. Laetitia Chadenat pour Natochannel à Bruxelles

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